Être plus positif
Nous rêvons pour beaucoup d’aborder les choses plus sereinement, de manière plus cool, plus zen avec nos enfants, notre conjoint, nos collègues, nos amis… Bref, moins se soucier de la vie pour ménager notre esprit.
Être plus positif pourrait presque être un indispensable à notre trousse de survie mentale, d’une certaine manière. Cette capacité mentale nous permet d’aborder la vie différemment, de manière plus légère peut-être. En tout cas, cela permet de se sentir plus serein dans notre quotidien.
Concrètement, cela signifie être capable de se voir soi, les autres, la vie autrement, voir les choses sous un autre angle, un angle plus léger. C’est avoir une conscience plus large des choses pour pouvoir se rendre compte qu’il y a souvent une compréhension plus profonde en tout chose qui permet d’accéder à cette hauteur sur les situations au lieu de ruminer et d’en ajouter toujours plus à notre charge mentale.
On se laisse facilement piéger par les apparences immédiates et cela est tout à fait naturel mais il est aussi possible d’apprendre à modifier certaines choses dans notre mental.
Comment y parvenons-nous ?
En faisant un travail mental qui consiste à s’exercer à élargir sa pensée, appréhender différentes interprétations, explorer de nouvelles versions et non rester figés dans nos perceptions habituelles.
Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’il faille tout accepter mais savoir que l’on peut agir sur notre vision des choses pour nous rendre la vie plus légère, sur certains aspects de notre vie, est plutôt positif.
La bonne nouvelle est que notre cerveau en a la capacité. C’est ce qu’on appelle la plasticité cérébrale, une forme de malléabilité qu’à notre cerveau qui ne demande qu’à être stimulée. Avec de l’entraînement, il est possible de créer de nouveaux chemins de pensées et surtout de lutter contre les schémas de pensées déjà installés.
Pour modifier notre façon de penser et ”faire bouger les lignes”, le cerveau a besoin de temps et de persévérance. Encore faut-il être patient et savoir ce qui est bon pour soi.
C’est ce que nous allons voir dans les prochains posts. Abonnez-vous à mon compte Instagram .
Discerner le faux du bon positif pour soi
Le positif n’a pas fini de faire rêver. Et pour cause, il nous faut des buts pour avancer et, le but phare, celui derrière lequel chacun court c’est bien celui d’être heureux. C’est une propension naturelle dont nous sommes tous équipés à la base. Et, être positif contribue à cette quête du bonheur.
Là où le positif devient un problème, c’est quand il devient une injonction, une exigence de notre entourage, de la société pour correspondre à une image, très policée, celle qui ne sort pas du cadre et, qui, d’une certaine manière, ne fait pas tâche.
La tendance est de mettre expressément sous le tapis, quelque chose qui nous dérange : tout ce qui comporte une dimension négative (les revers de la vie, les difficultés à faire face…). Cette dimension négative quand elle nous est véhiculée par les autres va même jusqu’à nous paraître décadent et génère un inconfort que l’on rejette immédiatement. Nous devenons même intransigeant dans les attitudes des autres face à leur propre maladie.
Cette allergie au négatif permet d’échapper à la réalité, tellement cette réalité est difficile à gérer mentalement. Nous préférons ne pas la voir et l’ignorer. Alors, on minimise, on ridiculise et on juge la souffrance des autres, toutes les misères que les autres semblent porter.
Quel impact sur la santé mentale ?
Cette stratégie est tout à la fois, humaine par rapport à soi, car ce moyen de tenir à l’écart ce qui nous terrifie peut être compris comme un réflexe de survie, mais aussi déshumanisante pour ceux qui ne rentrent pas dans ce cadre. Alors, quel impact cet impératif a sur le mental de tous au fond et notamment ceux qui ne disposent pas de cette énergie physiquement et mentalement pour donner le change et faire face a cette exigence ?
Tout en représentant une dure réalité que beaucoup vivent, cette dimension que nous subissons déjà lourdement, se voit complétée d’une double peine : celle de la culpabilité de ne pas savoir faire une force de l’épreuve vécue.
Il ne s’agit plus, en étant positif, d’une démarche personnelle et intime pour nous rendre plus sereins dans l’épreuve mais bien de coller à une image, celle qu’on attend de nous pour éviter de nous sentir exclus de notre environnement social.
Les effets du positif bon pour soi
Afficher du faux positif ne permet pourtant pas d’y accéder. Cela permet tout au plus d’apporter un élan mais cet élan perd vite de sa force dans les complications. Finalement, on ne fait que masquer la réalité pour la rendre encore plus lourde qu’elle ne l’est déjà.
Il est urgent alors d’échapper à cette tyrannie du positif, pour laisser la place à notre histoire, nos ressentis et notre réalité au sens large. Sans être dans la résignation, ce rapport à la réalité plus juste et plus concret pourrait ouvrir la voie à une positivité plus authentique, plus constructive et de fait plus durable.
C’est ce que nous verrons dans la suite de cet article. Vous pouvez vous abonnez à mon compte instragram pour être averti de la suite de cette série.

